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Les mutations du gène PHEX
Equipe RVRH

Les RVRH-XLH se définissent comme un groupe ayant des troubles résultant d’un défaut dans le transport du phosphate rénal, ce qui conduit à une fuite du phosphate par les reins et une hypophosphatémie. Les RVRH-XLH sont également caractérisés par un dysfonctionnement du métabolisme de la vitamine D, ce qui entraîne des concentrations anormales de la 1,25-dihydroxyvitamine D, et cela malgré l’hypophosphatémie ! La forme la plus commune des RVRH est liés à l’X (XLH) . Alors que les RVRH Autosomiques dominants (ADHR ou ADRH) , beaucoup plus rares, sont connus pour être associées à des mutations dans le gêne FGF23. Les RVRH autosomiques récessives (HHRH) ont été rapportées chez différentes familles réparties dans le monde à quelques endroits bien précis. Enfin, certains patients présentent des caractéristiques du RVRH mais sont sans antécédents familiaux, ces cas dits sporadiques, peuvent être provoqués par des mutations spontanées, non encore identifiées, ou bien aussi, il peut s’agir de tumeurs minuscules non localisées. Le gène qui provoque le XLH a été identifié sur Xp22.1, ce chromosome contient le gêne qui est responsable de la régulation du phosphate : le PHEX. Le gène PHEX se compose de 22 exons qui se traduisent par une protéine de 749 acides aminés. Récemment, l’analyse des mutations du vaste gène PHEX a montré une grande variété d’anomalies génétiques.

Toutes ces mutations ont été répertoriées dans une base de données, PhexDB, elles montrent une grande variété de symptômes et sont répartis dans tout le monde de façon bien précise, la transmission par l’X pouvant se restreindre à certaines zones bien localisées. En effet, les mutations les plus fréquentes sont étonnamment répartis dans les pays industriels et essentiellement dans les pays de l’hémisphère nord. Même si quelques cas on été trouvés en Australie, on peut constater que très peu de cas sont répertoriés en Afrique ou en Amérique Latine. Cela pourrait donc suggérer que l’exposition au soleil les premiers jours joue un rôle important dans l’atténuation des symptômes sur plusieurs générations, et inversement, que les changements d’environnement d’une génération sur l’autre peuvent influencer la réapparition de cas plus graves. Les USA étant le pays ayant le plus de cas recensés à ce jour.

Certaines mutations engendrent des Rachitismes plus graves que d’autres, parfois celles-ci peuvent générer des atteintes sur des organes particuliers comme le coeur ou les yeux. Environs 300 mutations existent à ce jour et on continue régulièrement à en trouver de nouvelles, essentiellement en Asie. Grâce au procédé de diagnostic génétique de plus en plus efficace, il ne fait aucun doute que ce nombre devrait encore augmenter mais sans pour autant exploser de façon excessif.

Une mutation se définit traditionnellement comme une modification de l’information génétique, décelable par un changement brusque, et d’emblée héréditaire, intervenant au niveau d’un ou plusieurs caractères. Cependant, la mise en évidence de l’ADN comme support chimique de l’information génétique, et la possibilité d’accéder à la connaissance précise de la séquence des nucléotides qui caractérise chaque chromosome, ont conduit à proposer une nouvelle définition : tout changement affectant la séquence des nucléotides est une mutation. Il existe plusieurs types de mutation : duplication, translocation, inversion, délétion, insertion.

Sources de l’article

- PHEX Gene Mutations and Genotype-Phenotype Analysis of Korean Patients with Hypophosphatemic Rickets (Corée 2007 )
Hae-Ryong Song, Joo-Won Park, Dae-Yeon Cho, Jae Hyuk Yang, Hye-Ran Yoon, and Sung-Chul Jung

- Mutational Survey of the PHEX Gene in Patients with X-linked Hypophosphatemic Rickets (USA 2008 )
Shoji Ichikawa, Elizabeth A. Traxler, Selina A. Estwick, Leah R. Curry, Michelle L. Johnson, Andrea H. Sorenson, Erik A. Imel, and Michael J. Econs

- Familial hypophosphatemic rickets caused by a large deletion in PHEX gene (Japon 2009)
Tasuku Saito1, Yutaka Nishii3, Toshiyuki Yasuda4, Nobuaki Ito2, Hisanori Suzuki2, Takashi Igarashi1, Seiji Fukumoto2 and Toshiro Fujita2

- PHEX analysis in 118 pedigrees reveals new genetic clues in hypophosphatemic rickets. (France 2009)
Gaucher C, Walrant-Debray O, Nguyen TM, Esterle L, Garabédian M, Jehan F.

- Three Novel Mutations in the PHEX Gene in Chinese Subjects with Hypophosphatemic Rickets Extends Genotypic Variability (Chine 2010)
Tjin-Shing Jap,1,2 Chih-Yang Chiu,1,2 Dau-Ming Niu,1,2 and Michael A. Levine3,4

- Genetic diagnosis of X-linked dominant hypophosphatemic rickets in a cohort study : Tubular reabsorption of phosphate and 1,25(OH)2D serum levels are associated with PHEX mutation type (Espagne 2011)
Marcos Morey, Lidia Castro-Feijóo, Jesús Barreiro, Paloma Cabanas, Manuel Pombo, Marta Gil, Ignacio Bernabeu, José M Díaz-Grande, Lourdes Rey-Cordo, Gema Ariceta, Itxaso Rica, José Nieto, Ramón Vilalta, Loreto Martorell, Jaime Vila-Cots, Fernando Aleixandre, Ana Fontalba, Leandro Soriano-Guillén, José M García-Sagredo, Sixto García-Miñaur, Berta Rodríguez, Saioa Juaristi, Carmen García-Pardos, Antonio Martínez-Peinado, José M Millán, Ana Medeira, Oana Moldovan, Angeles Fernandez and Lourdes Loidi